• Wendy - La plume de dywen

Amour, vers la fin d'une génération Kleenex ?

Dernière mise à jour : mars 11


La semaine dernière, lors d'un "Tea Time" entre copines, nous avons débattus des relations amoureuses. Ce genre de discussion que nous avons régulièrement en mode "fille".

Le résumé de cette joute verbale :

nous vivons dans un monde où tout est consommable, jetable, réutilisable parfois, bref nous sommes des Kleenex.


Ce n'est pas la première fois qu'une discussion sur l'amour, se finit ainsi, mais depuis la semaine dernière, je réfléchis beaucoup à cette notion. Je vais donc essayer de faire un point réaliste sur ce terme et j'espère vous annoncer la fin de cette triste période.



D'où vient la génération Kleenex ?


Les premiers écrits que j'ai trouvés sur cette notion datent de 2008, soit il y a déjà 13 ans. Avec une grosse concentration vers 2013, un renvoi direct à la société de surconsommation, mais du côté amoureux. A l'époque, cela dénonce les applis de rencontres comme Tinder, Badoo, mais aussi les sites "plus sérieux".


Avec souvent un comparatif avec la première génération de rencontre web, ceux qui ont connu les Skyblogs et Caramail. Après, c'est comme comparer le premier "Loft Story" et "Les Marseillais VS le reste du monde". C'est de la télé-réalité, mais à une époque bien différente.

Donc, 13 ans de génération Kleenex, c'est bien trop non ?


Avant c'était mieux ?

Si on prend la génération de mes parents (60 ans) et celle de mes grands parents, il y a déjà un pas énorme entre les deux. L'accès au divorce, la libération sexuelle, l'émancipation et l'ouverture au monde de manière plus globale est énorme.

Du côté amoureux, sur les anciennes générations le plan parfait, mariage, bébés et maison.

Chaque génération a ses propres contradictions et défauts. La vraie différence tient simplement qu'ils n'avaient pas d'autres solutions, quoiqu'il arrive, ils devaient rester.

En contrepartie, la stabilité, mais aussi une capacité d'écoute et de résilience amoureuse plus importante, car ils n'avaient pas le choix.


Que s'est-il passé ?

Vous n'allez peut-être pas adhérer, mais la plus grosse révolution, c'est que nous avons le choix et que nous pouvons l'exprimer et le vivre (dans la majorité des cas). Aujourd'hui, nous avons une telle volonté d'accomplissement personnelle, professionnelle et amoureuse, qu'on en devient quasi obsessionnel.



Nous ne vivons plus une vie, mais un enchainement de tableau de vie, où la personne qui nous accompagne doit faire chevaucher ses plans avec les nôtres, sous peine de passer au recyclage.

De plus, la multitude d'accès aux autres, au monde, aux médias, qui est la force de nos générations, devient un nouvel accès à d'autres expériences. Avec le risque de vouloir perpétuellement voir si l'herbe est plus verte ailleurs. (sans faire de généralité, il y a aussi des personnes qui ont une force conscience amoureuse, loin de ce portrait)


Du coup c'est foutu ?

Mais non. Tout est possible, la nouvelle génération est bien plus engagée que nous. Il y a fort à parier que cet engagement aille jusqu'aux relations amoureuses. De plus, on voit émerger un peu partout un retour aux valeurs anciennes, et une volonté d'aller moins vite. Le slow-dating est d'ailleurs la tendance des rencontres célibataires de 2020/2021.


Alors, si je devais résumer et répondre à la question de départ, je dirais que oui nous allons vers autre chose que la génération Kleenex actuelle. Il faudra du temps, et une nouvelle génération aussi engagée dans ses combats de consommation raisonnée, que dans l'amour en "slow-motion" et en pleine conscience.


SI vous êtes célibataire, vous pouvez tester les soirées Diwy Solo, où on prend déjà le temps, on découvre, on discute, dans la bienveillance et la bonne humeur. Bref, on n'est déjà plus des Kleenex ... N'hésitez plus !

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